Édition : Note-de-Nathalie-Harran

"La République Géniale" de Robert Filliou à Aubagne - 7 fév. 2007

Voir la Vidéo du meeting -

.

Dans le contexte présidentiel de 2007

25 02 2008

En tant que porte-parole, parmi les 21 porte-parole nationaux de la campagne présidentielle de José Bové, j’ai voulu poser la question de la place de l’art dans la société et de son accessibilité à toutes et tous. Sur le site officiel de la campagne présidentielle, puis lors du meeting d' Aubagne pour le lancement officiel de la campagne, j'ai lancé un appel à participer aux "Nouveaux territoires de la république géniale" inspiré de Robert Filliou, référence culturelle parmi les meilleures de l'héritage de 1968, en évoquant son Principe d'équivalence "le bien fait, le mal fait, le pas fait". J'ai lancé cet appel trois mois avant que Nicolas Sarkozy ne s'empare de Mai 68 pour en faire le symbole contre-révolutionnaire de son projet politique revanchard.

Robert Filliou m’a intéressée à plus d’un titre pour poser ces questions. Il fut au parti communiste français et résistant pendant la guerre de 39/45. Il travailla ensuite à l'ONU en tant qu'économiste. Puis il fut "artiste" et développa en 1971 le "territoire de la république géniale" en Suisse en invoquant le référendum d'initiative populaire afin d'attribuer 1 hectare où "chaque personne entrant dans ce territoire est autorisée à créer".

Dans cet appel j'ai adapté le concept de "Territoire de la république géniale" de Robert Filliou à la spécificité d'aujourd'hui avec la révolution numérique d'Internet. Les logiciels libres développent de nouvelles pratiques de partages et d'échanges en utilisant des protocoles tel que le peer to peer (P2P). Ces outils numériques sont les nouveaux enjeux d'un libre accès à l'information, à la culture, et aux savoirs, et représentent une menace potentielle pour les détenteurs exclusifs de l'industrie de la culture. On comprend que des politiques réactionnaires au service de ces industries devenues obsolètes, font tout pour entraver cette révolution numérique qui met en péril leur pouvoir hégémonique. Ces industries culturelles se retrouvent dans la situation des moines copistes s'affolant de la perte de leur pouvoir devant l'innovation de l'imprimerie de Gutenberg. Depuis l'avènement d'Internet, ces industries vieillissantes ne sont plus le centre du monde et se montrent incapables d'utiliser les nouvelles technologies pour pérenniser leur activité tout en cohabitant intelligemment avec ces nouvelles pratiques d'échange de l'information de la culture et des savoirs, et préfèrent considérer que l'outil Internet est responsable de leur déclin. De multiples lois extrêmement répressives sont concoctées pour s'opposer à cette démocratisation des connaissances, en prétextant du respect des droits d'auteurs dont ils sont par ailleurs les principaux bénéficiaires : la loi LEN, la loi DADVSI, et maintenant la loi HADOPI appelée aussi loi Création et Internet. Ces lois ne sont pas écrites pour servir les droits d'auteurs dans l'économie numérique, mais pour réprimer les internautes et filtrer Internet. Les moyens démentiels mis en œuvre pour protéger leur marché hégémonique, remettent directement en question les libertés individuelles les plus fondamentales telle que la présomption d'innocence. En France nous assistons régulièrement à des campagnes institutionnelles abrutissantes auprès de la population qui font d'Internet tantôt un repère de nazillons, tantôt un repère de pédophiles ou de pirates. Par ces lois liberticides, nous devenons potentiellement toutes et tous coupables. Le lobbying féroce de ces industries utilise leur pouvoir d'influence au mépris des débats publics et au mépris des députés légiférant dans l'intérêt général. Tous les moyens sont bons pour éviter le débat public : les textes de loi sont présentés à l'Assemblée Nationale dans la nuit et à la veille des grands départs de vacances. Trouvant des oreilles complaisantes au plus haut niveau de l'état, ces industries parviennent à faire voter ces lois liberticides dans leur seul intérêt personnel. La démocratie, ou ce qu'il en reste, est directement piétinée. Cette attitude répressive n'empêchera pourtant pas qu'Internet puisse jouer un rôle fondamental dans la création d'un autre modèle de société. Pourvu que nous prenions conscience des enjeux et que nous ne cédions rien au potentiel d'Internet : l'avènement d'un formidable outil démocratique.

Nathalie Harran

La loi Hadopi en débat, Mars 2009 :

"Qui contrôle les concepts ?"

10 04 2008

Robert Filliou, "Papier hutte"

Dans cette reconstitution en gif animés du "papier hutte", j'imagine quelle page de papier journal Robert Filliou aurait rendu visible. J'ai choisi une page du journal Le Monde Diplomatique - Aout 2007 : "Qui contrôle les concepts ?", article de Armant Mattelart, illustré par le dessin de Louise Bourgeois " l'Araignée" (2002).

Peu avant mon intervention au Meeting d'Aubagne, je cherchais à retrouver le pliage du chapeau que Filliou porte sur cette photo. Ce chapeau me permettait d’incarner sa proposition et d’affirmer mon acte comme une performance plastique en terrain politique. Terrain que je découvrais comme beaucoup d’entre nous. Pierre Labrot qui était sur les lieux m’a aidé à retrouver le pliage à partir d’une double page de papier journal.

Laurence et Nathalie. Animation pour le pliage du « Papier hutte » de Robert Filliou.

SARD

10 09 2009

Le mardi 8 septembre 2009 à la Mairie du 3 à Paris, eut lieu une journée de débat pour fonder la SARD : Société d'Acceptation et de Répartition des Dons.

"La SARD ou Société d’acceptation et de répartition des dons est ouverte aux artistes, auteurs et créateurs de toutes nationalités. Elle a pour objet de favoriser le libre accès a la culture, grâce a un système de financement par le don. Ce mode de financement concerne toute production de l’esprit, et notamment tous les types d’œuvres numériques et numérisées, qu’elles soient textuelles (blogs, sites, articles...), audio, visuelles, logicielles, plastiques ou musicales. Sont considérés comme auteurs, toutes les personnes ayant contribué a la création de l’œuvre." FAQ de la SARD

"Pour sortir des discours caricaturaux et aborder les questions du financement de la création et la reconnaissance des artistes et auteurs de contenus sur les réseaux, la SARD, ouverte au public et aux artistes, auteurs et créateurs de toutes nationalités, se mobilise pour le libre accès à la culture grâce à un système de financement par le don." Annick Rivoire

Podcast de la Conférence de presse qui a suivi l’assemblée constituante de la société d’acceptation et de répartition des dons, avec quelques un-e-s des membres fondateur-e-s de la Sard, Benjamin Jean (Veni Vidi Libri), Valentin Lacambre (Altern), et Annick Rivoire (poptronic).

Lors de la journée de lancement de la Sard, Antoine Moreau (initiateur de la Licence Art Libre), évoque le "Principe d'équivalence : Bien fait = Mal Fait = Pas Fait" de Robert Filliou. Écouter l' extrait audio(mp3).

Sur OxyRadio la retransmission des interventions de cette journée de débat "Quelle alternative concrète pour le financement des œuvres numériques ?" avec Richard Stallman, Bernard Steigler et Antoine Moreau.

SHAGAÏ

Shagaï est un projet artistique d'Anne-Marie Cornu,

mis en œuvre avec la collaboration de Nathalie Harran,

site en construction réalisé avec les soutiens de Elisabeth Masset et Nicolas Gautron.

à l'occasion d'une journée qui dresse le panorama des nouveaux systèmes de soutien à la création.

SHAGAÏ est une expérimentation entre le potentiel des alternatives économiques en construction sur le net et des pratiques artistiques comtemporaines. Ce projet se concrétise tout d'abord par le chantier d'une plateforme de mécénat en ligne : il s'adresse à toute personne intéressée par l'art et permet d'apporter à un projet artistique, un soutien financier, humain ou matériel sans contrepartie directe . A l'aide de cet outil, le public contribue à des projets artistiques en cours d'élaboration et non à des produits achevés.

SHAGAÏ s'intéresse au départ à des œuvres invisibles sur le net car incompressibles. Des œuvres qui traitent de l’espace en 360 degrés, qui impliquent une durée dans un espace particulier, qui provoquent le déplacement du regard ou de l'écoute. Des œuvres qui produisent du trouble. Tout ce qui s’y trouve d’important dans leur composition se transforme ou se dilue sur la toile du web.

La question devient alors comment utiliser les réalités du net de façon à donner accès à tout ce qu'on n'a jamais vu mais dont on connaît des reproductions sur internet ? Comment associer à la nature insaisissable de ces attitudes un outil qui leur permette d'être saisi à travers internet ?

Pour se faire, SHAGAÏ focalise les regards sur des projets en cours : le public peut appréhender leur conception au moment où ils se structurent. C'est une expérience qui crée des liens entre la réalité de pratiques qui puisent leurs matières premières à partir de contextes particuliers et l'action du public. Elle donne accès au geste en train de se faire. Le hasard des rencontres pourra donner corps à ces projets. SHAGAÏ ouvre sur un monde de possibles.

Sard-info

Le Dimanche 20 juin à partir de 14 h à la Mairie du IIe arrondissement, et en présence de Jacques Boutault maire de la Mairie IIe

Au moment où la loi instaurant Hadopi entre en application, la SARD (Société d'acceptation et de redistribution des dons) dresse le panorama des financements innovants permettant de donner un modèle économique fondé sur l'accès à la création sans compromettre la liberté des internautes.

Ces huit approches couvrent différents champs – le don, l’indemnisation, l’appel à contribution, l’économie participative – et différentes disciplines – art plastique, cinéma, journalisme, photographie, musique et littérature.

Prenant le contre-pied des évolutions législatives actuelles, elles ont en commun la recherche d’un nouvel équilibre entre le public, les artistes et les nouveaux auxiliaires de la création. Privilégiant l’accès libre à la culture, à l’art et à l’information, elles proposent de redonner une valeur au don, de profiter entièrement de l’Internet et du numérique, rendant ainsi participatif un système qui cantonne encore le public à un rôle de consommateur.

Trois tables rondes de deux heures seront organisées le dimanche 20 juin à partir de 14 h à la Mairie du IIe arrondissement (8, rue de la Banque 75002 PARIS), dans le cadre de la Journée Libre accès :

Libre accès à l’ère numérique : de nouveaux modèles de financement

Avec :

Animation : Jérémie Nestel (Libre Accès)

Libre accès à l’ère numérique : des initiatives redonnant une place au don

Avec :

Animation : Gilles Vercken

Libre accès à l’ère numérique : un nouveau rapport entre public et auteurs est-il possible ?

Avec :

Animation : Joan Paulo Branco Jeune République

Ont participé à l’organisation de cet événement :

David Brami (Moozar), Damien Cirotteau (Rue89), Anne-Marie Cornu (Shagaï), Roy Halfon (Moozar), Camille Harang (Yooook), Nathalie Harran (Ballonsonde), Benjamin Jean (SARD), Valentin Lacambre (Altern), Laurent Mauriac (Rue89), Jérémie Nestel (Libre Accès), Annick Rivoire (Poptronics) et Pierre Troller (Dionysos).

Radio libertaire : Symbiose, Culture libre a télécharger sur Onirik Diffusion du reportage effectué lors de la dernière édition libre accès dévolue aux systèmes de financement alternatifs de la création. L'émission restituera la parole : du Projet moozar, plate forme de donation aux artistes représenté par David Brami ; de Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris, accueillant l'évènement ; d'Anne Marie Cornu et Nathalie Harran, artistes du projet Shagaï ; de Camille Harang pour le projet Yooook ; de Jeremy Zimmermann, de la (...)

Règles de formatage

_texte_
Faire une emphase (italique)
__texte__
Faire une emphase forte (gras)
@@texte@@
Faire un petit code
''texte|langue|source''
Faire une petite citation
>texte
Faire un paragraphe de citation
[texte|URI|langue|titre]
Faire un lien vers une page, les paramètres sont optionnels
((image|texte alternatif|alignement))
Ajouter une image, alignement peut valoir G(auche), D(roite) ou C(entre)
texte
Tout texte écrit simplement sera transformé en paragraphes.
!titre1, !!titre2, !!!titre3, etc.
Créer un titre d'un niveau égal au nombre de !
-texte ou *texte
Faire une liste d'éléments non numérotés
#texte
Faire une liste d'éléments numérotés
;titre:définition
Faire une définition/liste de définitions
??acronyme|titre??
Faire un acronyme
[ESPACE]texte ou {{{texte}}}
Le texte sera préformaté, utile pour écrire des bouts de code
==== ou ---- (au moins 4)
Une ligne de séparation horizontale
\
Si vous ne voulez pas que la syntaxe wiki s'applique, faites précéder les caractères spéciaux par des anti-slashs.